article du 30 mars 2015 - Le Parisien - Christel Brigaudeau

Denis Bournérias, retraité de 66 ans, bénévole d'une association, intervient chaque semaine auprès de lycéens de banlieue. Un engagement que le ministère veut encourager.


Goussainville (Val-d'Oise)

IL POURRAIT très bien rester chez lui, à Paris, dans le XVIe. Mais Denis Bournérias s'ennuierait. A sa manière, cet ancien financier de 66 ans a devancé l'appel aux bonnes volontés, lancé par l'Education Nationale pour une "réserve citoyenne" prête à intervenir dans les établissements scolaires. Voilà près de dix ans qu'il coache des jeunes de banlieue, avec Réussir Aujourd'hui, une association fondée par des hauts fonctionnaires et des cadres du privé. "Je suis là pour les aider à extérioriser leurs capacités scolaires, mais pas seulement, explique-t-il. J'aimerais contribuer à ce qu'ils se sentent des Français comme les autres, des citoyens à l'aise dans la société."
C'est à Goussainville (Val-d'Oise) qu'on le retrouve, dans l'amphi du lycée polyvalent Romain-Rolland. Face à quinze ados de première, il distribue la parole, propose de prêter ses CD de violoncelle, fait passer des articles découpés dans le "Financial Times". "Parle plus fort, on ne t'entend pas !" répète-t-il aux jeunes filles. Depuis la rentrée, il passe tous ses mercredis après-midi avec ce groupe d'élèves, sélectionnés pour leur potentiel et leur motivation. Le lycée, grand bloc de briques et de béton, est une zone d'éducation prioritaire, classé "prévention violence". Paris se rallie en quarante minutes par le RER D, et pourtant, certains des 1 600 élèves "n'y sont jamais allés, soutient la proviseur adjointe, Pacale Rolain. Le fait que des gens de l'extérieur viennent à eux est primordial. Hormis le médecin de famille, ils ne rencontrent jamais de notables".

"Au niveau ambition ça m’a beaucoup augmentée" / France Inter

Depuis dix ans l’association Réussir aujourd’hui organise des rencontres entre des anciens hauts fonctionnaires ou des cadres du privé avec des lycéens de...

franceinter.fr













(Article complet : http://www.vousnousils.fr/2014/08/20/ecuries-ete-polytechnique-554372)

Dans les locaux de l'Ecole poly­tech­nique à Palaiseau, de jeunes bache­liers issus de milieux défa­vo­ri­sés sont pré­pa­rés chaque été aux exi­gences des études supé­rieures. Reportage vidéo.

vousnousils.fr-video
Chaque année depuis 2007, l'Ecole poly­tech­nique accueille quelques dizaines de bache­liers issus d'établissements de ZEP pour ses "Ecuries d'été", un stage inten­sif de pré­pa­ra­tion à l'enseignement supé­rieur. "Ces jeunes n'ont pas de papa méde­cin ou d'oncle avo­cat, ils ne connaissent rien des codes des études supé­rieures", explique Philippe Marano, béné­vole de l'asso­cia­tion Réussir Aujourd'hui et direc­teur de l'événement. L'objectif affi­ché est de "lut­ter contre les inéga­li­tés sociales", en habi­tuant les élèves aux exi­gences des études uni­ver­si­taires : lourde charge de tra­vail, concur­rence entre élèves, notes plus sévères, etc.

(Article du Parisien.fr du 20/08/2014)

L’association Réussir aujourd’hui prépare des bacheliers issus de milieux défavorisés aux études supérieures.
LeParisien.fr-20082014

De jeunes bacheliers écoutent les conseils de Solange Rameix, la professeur d'histoire du stage. © Hélène Pambrun

 

L’association Réussir Aujourd’hui prépare des bacheliers issus de milieux défavorisés aux études supérieures.

Dans la salle de classe, une dizaine de jeunes bacheliers écoutent les conseils d’un professeur d’histoire sur les exigences des enseignants dans le supérieur : « En terminale, on vous demande de connaître le cours. Désormais, on attend que vous apportiez des idées, une argumentation, des interprétations… »