Les parcours individuels étant parfois sinueux, imprévus, chaotiques, il a paru pertinent de commencer ces rencontres par une table ronde mettant en avant le thème « rebondir demain » à travers les parcours atypiques et inspirants, parfois surprenants de trois témoins : Ayssel, Mounir et Mariam qui ont su très tôt ce qu’ils voulaient faire, mais, pour tous les trois, le chemin a été compliqué pour y parvenir. Aucun des trois ne s’est découragé face aux obstacles. Ils ont su rechercher les passerelles qui leur ont permis de continuer à avancer vers le but qu’ils s’étaient fixé.

Aysell nous livre d’abord son témoignage qui pourrait être celui d’une vocation contrariée dès l’origine : alors qu’elle souhaitait entrer dans l’univers du BTP, son lycée l’oriente vers un bac professionnel Accueil. Pas découragée, Aysell quitte sa famille et part en internat à Provins passer et obtenir son bac pro BTP. Elle intègre alors un BTS second œuvre du bâtiment en alternance chez Nexity, et réussit une passerelle vers une école d’ingénieurs reconnue, le campus CESI de Nanterre. En juin 2026, Aysell poursuit son parcours en partant pour Miami afin de perfectionner son anglais dans le cadre du programme Education First. Elle envisage de prolonger sa formation en allant du côté de l’informatique et de l’architecture.

Mounir voulait devenir ingénieur. Tout commence bien avec son entrée à l’INSA Lyon, une école d’ingénieurs avec prépa intégrée. Hélas, des difficultés personnelles le mènent à un échec à la fin de sa deuxième année de prépa. Comme 20% des élèves de l’INSA, il se réoriente et rebondit en intégrant un IUT pour préparer un DUT en génie mécanique et productique. Bien classé, il intègre ensuite l’Université de technologie de Compiègne et termine ses sept années d’études par un mastère spécialisé à Centrale-Supélec. Aujourd’hui, Mounir est ingénieur chez Safran Electronics & Defense.

Mariam nous raconte sa vocation de médecin brisée par un échec à un petit point au terme de sa deuxième première année. Heureusement, une passerelle lui permet, après un cursus adapté, d’intégrer une 2ème année en physique. Au terme de sa licence, elle intègre une école d’ingénieurs en santé numérique où elle se spécialise en imagerie médicale. Sans aucun regret de ne pas devenir médecin, elle finira bien par être… docteur, puisqu’elle est en deuxième année de thèse dans un laboratoire rattaché au CEA, où elle développe un projet en imagerie biomédicale.

Aucun des trois ne s’est découragé face aux obstacles. Ils ont su rechercher les passerelles qui leur ont permis de continuer à avancer vers le but qu’ils s’étaient fixé. Ils démontrent que rien n’est perdu si l’on s’accroche. Et Mounir, dans sa conclusion, remercie Réussir Aujourd’hui qui, dit-il, « m’a poussé à devenir curieux, à m’intéresser à l’actualité tous les matins, à aller au musée ». Le petit plus qui mène au succès.